FINAL CUT
[création 2018]

Photo ©Marie-Françoise Plissart

Conception et écriture 
Myriam Saduis
Collaboration à la mise en scène Isabelle Pousseur
Avec Myriam Saduis et Pierre Verplancken
Voir la distribution complète et la revue de presse.

Premières à Océan Nord, Bruxelles : du 16 au 23 novembre | du 7 au 9 décembre 2018
Voir  l'agenda completAttention aux horaires des représentations, car ils varient !
Dans le cadre du festival Mouvements d'Identité du Théâtre Océan Nord



« Supportez d’être appelée une nerveuse. Vous appartenez à cette famille magnifique et lamentable qui est le sel de la terre. »
(Le docteur du Boulbon dans Le Côté de Guermantes, Marcel Proust)

Final Cut

est un projet construit autour de mon histoire familiale.

Pour l’expliquer, je dois commencer avec l’histoire d’un malheur,
(et pas spécialement rare, somme toute),
celui d’avoir eu une mère à la fois merveilleuse et paranoïaque,
au sens clinique du terme (en mots de tous les jours : une folle).
Quant au père : « disparu », rayé de la carte par ma mère...

... et ce jusqu’à son nom : Saâdaoui,
qu’elle refusait que je porte (pour m’en fabriquer un autre, celui qui signe ce texte [1]).

Elle a occupé toute la scène,
cette folie maternelle, toute la scène de mon enfance et de mon adolescence.
Mon père se tenait là, comme flouté.
Comme ces négatifs photographiques que ma mère, après en avoir déchiré toutes les épreuves,
toutes les images de leur couple, n’avait pu se résoudre à jeter
(et je les avais trouvés ; longues heures passées en cachette,
à force d’efforts tenaces sous la lampe du salon, à faire surgir une forme amicale de ces ombres noires et blanches
qui donnaient au visage de mon père l’apparence d’un spectre).
Il est vrai : ma mère l’avait refoulé aux frontières, ce spectre.
C’était un homme étranger, sans visa et sans appuis.

Nous étions en pleine décolonisation
(je suis née en 1961), mais l’histoire des hommes m’était voilée par la folle occupation du plateau par ma mère
(je dirai plus loin comment et pourquoi s’opéra un changement de focale hors du familial, dans un fracas de foudre).

La part de l’Histoire est celle-ci :
Les membres de ma famille grand-maternelle italienne, colons en Tunisie durant le protectorat français,
buvaient comme l’eau fraîche le racisme insu et ordinaire du colonisateur
(tel qu’on le ré-entend aujourd’hui, d’ailleurs, comme « coulant de source »).
L’amour de ma mère pour Bechir Saâdaoui fut vécu comme une transgression insupportable,
un geste de haute trahison.
Elle renonça rapidement. Moi, j’avais surgi dans l’intervalle.

Enfant de la transgression,
je participais donc de la contre-nature
(et, tandis que mon père était out of place, moi j’étais out of name).

L’affection familiale à mon égard
était profonde, mais labourée par un mouvement perpétuel d’effacement,
escamotant toutes les traces de l’origine bâtarde
(et donc : la folie de ma mère, et jusqu’au contenu textuel de ses délires
— choses très méticuleuses que les délires [2] — participait de l’inlassable histoire de l’impérialisme).

J’aurais pu disparaître.
J’aurais pu disparaitre. Mais j’ai conquis le final cut (je dirai donc comment)
et dès lors je raconterai cette histoire — non pas le malheur, non ! —
dont je fais une déconstruction, un montage, une fiction plus vraie que vraie.

Il aura fallu un long chemin
(appelons-le sans modestie : une odyssée), le long chemin qu’est une psychanalyse
pour atteindre soudainement un instant de fulgurance
(qui rend cette discipline cousine de l’art) :
ma mère, mon père et moi avions aussi été pris dans le flux de l’Histoire, qui déchira leur amour.
J’ai noté les séances en sortant du cabinet, durant toute l’odyssée
(pas de simples notes, plutôt une tentative de retranscription de ce qui s’était dit et ressenti,
une tentative de capture de ce qui se pensait sans être dit, à laquelle s’ajoutaient les récits de rêves,
les associations, les fièvres, les interventions de l’analyste).
Ce que j’en raconte n'est donc jamais ce qui s’y est passé et pourtant tout a eu lieu ainsi.

Le mot spectacle ne convient pas tout à fait
(ni sans doute le mot performance).
Peut-être le mot intervention, artistique ou poétique, ouvre-t-il un certain champ :
en équilibre instable entre une conférence historique et le récit comique d’une vie
(oui, j’oubliais de le mentionner, car cette tragédie contient une drôlerie féroce).
Mon partenaire Pierre Verplancken, familier de mes spectacles, est « l’acteur »,
celui qui court avec moi après une forme paradoxale de vérité, une « vérité à structure de fiction » —
une forme qui cherche sa place et son nom, comme le sujet qui la produit,
une forme dont on ne sait ni le début ni la fin et dont le modèle est sans doute la spirale —
la spirale qui dit comme on sait : eadem mutata resurgo, « déplacée, je réapparais à l'identique ».

Il y a des chansons dans Final Cut
Ma mère chantait beaucoup, et très bien.
L’histoire secrète, jamais dite et effacée surgissait entre nous par des fragments de chansons ;
tandis qu’elle fredonnait Barbara « Dis , quand reviendras-tu ? »,
je chantonnais « Mon père, mon père... Il pleut sur Nantes ».
Des chansons, donc, dont des tubes, car ce sont les tubes qui disent l’époque telle qu’elle se vit,
ignorante d’elle-même et qui danse.

Myriam Saduis


NOTES

[1]  Voir la loi du 25 octobre 1972 relative à la francisation des noms et prénoms, toujours en vigueur.

[2] « Le paranoïaque rebâtit l'univers, non pas à la vérité plus splendide, mais du moins tel qu'il puisse de nouveau y vivre. Il le rebâtit au moyen de son travail délirant. Ce que nous prenons pour une production morbide, la formation du délire, est en réalité une tentative de guérison, une reconstruction. » S. FREUD, Cinq psychanalyses, 1911, PUF.


Final cut - Teaser from Myriam Saduis on Vimeo.




DISTRIBUTION ET CREDITS
[final cut]

Avec
Myriam Saduis et Pierre Verplancken

Conception et écriture Myriam Saduis

Collaboration à la mise en scène Isabelle Pousseur

Conseillers artistiques Magali Pinglaut et Jean-Baptiste Delcourt

Lumières Nicolas Marty

Création vidéo Joachim Thôme

Création sonore Jean-Luc Plouvier
(avec des extraits musicaux de Michel Legrand, Mick Jagger / Keith Richards, Amir ElSaffar)

Ingénieur du son et régisseur vidéo Florent Arsac

Mouvement Nancy Naous

Création des costumes Leila Boukhalfa

Collaboration à la dramaturgie Valérie Battaglia

Construction Virginie Strub

Maquillage et perruque Katja Piepenstock

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Production Théâtre Océan Nord

Coproduction Défilé a.s.b.l., la Coop asbl, FWB CAPT Service du Théâtre

Diffusion Sabine Dacalor

Soutiens Fédération Wallonie-Bruxelles, Shelterprod, Taxshelter.be, ING,
Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge

Diffusion Sabine Dacalor / Trajet(s)

Final Cut a été créé en novembre 2018, au Théâtre Océan Nord à Bruxelles, dans le cadre du Festival Mouvements d’identité initié par Isabelle Pousseur, directrice du théâtre.


PRESSE
[Final cut]



Le Soir, 19 novembre 2018, Catherine Makereel

«Final Cut» ou l’empire d’une mère
« [...] Au-delà du travail sur soi, c’est une troublante et poignante œuvre d’art que développe Myriam Saduis avec une distanciation étonnante, un humour improbable, des mises en abyme tchékhoviennes et des balises historiques et littéraires fascinantes. Sur un plateau dépouillé, avec un bureau pour seul accessoire, l’artiste nous happe d’emblée grâce à son regard hypnotique et autoritaire, où l’on perçoit déjà les gouffres d’une enfance pleine de trous. »
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RTBF, 19 novembre 2018, Christian Jade

Un grand moment de théâtre.  
« [...] Au total une confession lucide, sans exhibitionnisme, sur une douleur lentement maîtrisée, une réflexion toujours actuelle sur le racisme ordinaire et un art, impressionnant, du récit et de la présence scénique. Chapeau ! »
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La Libre Belgique, 20 novembre 2018, Marie Baudet

De rage et de tendresse 
« Final Cut se présente à la fois comme une réflexion englobant les remous du XXe siècle, les questions de la construction identitaire, du métissage et de la décolonisation, et comme un thriller plein de rebon­dissements. Où l’on croise la folie, la fragilité, la quête de soi, l’adoles­ cence rebelle, les Parapluies de Cherbourg et Barbara, Racine et Marguerite Duras. Et La Mouette, dans un salut aussi brillant que subtil au théâtre. »
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Demandez le programme, 20 novembre 2018, Didier Béclard

« [...] Myriam Saduis se dévoile littéralement dans ce spectacle où elle fait montre de ses talents d’auteure (on le savait déjà), de comédienne et, plus surprenant, de chanteuse. »
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Axelle Magazine, n°213, Véronique Laurent

Cartographies
« La pièce dessine, scène par scène, comme des calques que l’on superpose, des cartographies de territoires, géopolitiques, sociaux et personnels. [...] Un récit raconté et joué par une comédienne et metteuse en scène puissante, forte et fragile, rejointe dans la seconde partie par le comédien Pierre Verplancken. »

BX1 Télévision, Le Courrier Recommandé, David Courier, 16 novembre 2018





Photos de FINAL CUT
[Marie-Françoise Plissart]

Toutes les photos de la page : ©Marie-Françoise Plissart
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LABORATOIRE CENTRAL
[Seloua Luste Boulbina]

(Un texte de Seloua Luste Boulbina [1] au sujet de Final Cut)


Final. Comment tirer un trait sur un passé ? Mettre un terme à une histoire ? Couper ce qui a été découpé, décousu, démembré, dissocié, disjoint, séparé, scindé ? En un seul fil, coudre et recoudre les morceaux divisés, les parts défaites, les fragments perdus. C’est un défi, en effet, que de mettre en scène et de représenter des distances, des failles, des fossés qui se superposent et s’amplifient. De quoi s’agit-il ? D’un dépaysement intégral qui concerne et le pays et la langue et le père et la mère et le nom. Celui-ci transformé et blanchi, que reste-t-il d’un père disparu dans la folie maternelle jusqu’à tenir, seulement, dans l’espace restreint d’un négatif photographique ? Presque rien. Une autobiographie. Une graphie surtout. L’affection délirante d’une femme pour son enfant transforme celle-ci en un secret je ne sais quoi qui enquête et s’écarte, qui s’affecte et se cherche. C’est toute une aventure personnelle et historique que Myriam Saduis développe dans une représentation qui, par son mouvement, sa vitalité, son intelligence et sa finesse montre comment, en situation désespérée, sauver sa peau. Saâdaoui devenu Saduis, il faut survivre et surmonter.


Une couple fou d’amour s’enlace et se sépare. La bataille de Bizerte, qui se clôt en octobre 1963, voit fuir les Européens de Tunisie, dont la mère de l’héroïne. Sa paranoïa se développe. L’enfant est éloignée et de son père et de son pays et de son histoire. Elle grandit, s’émancipe, réfléchit, joue et, analysante, analyse.
A dix-huit ans pétantes elle lève le camp, s’enfuit, s’efforce d’échapper à l’emprise. Et à l’empire. A la puissance coloniale française. La dictature familiale a marqué son esprit de son empreinte. Elle est sur le qui vive. Prête à répondre Lol V(alérie) Stein à toute intrusion dans sa personnalité. A toute colonisation de son imaginaire. Marguerite Duras l’a dit, « personne ne peut connaître Lol V. Stein, ni vous, ni moi ». C’est la fugue infinie, y compris musicalement, sur scène. Car la pièce est contrapuntique : elle fait entrer, successivement des voix. Le sujet, et sa réponse, fuit. D’une voix à l’autre. Jusqu’au détour, ingénieux, par La Mouette. Une pièce dans la pièce, un détour dans le retour. On connaît la chanson… La pièce de Tchekov, jouée la première fois le 17 octobre 1896, au théâtre Alexandriski de Saint Pétersbourg, a déjà été montée par Myriam Saduis (La Nostalgie de l’avenir). Ici, elle en joue un fragment, accompagnée par Pierre Verplancken.

C’est un duo, une bataille, une lutte à mort.


« Une jeune fille passe toute sa vie sur le rivage d'un lac. Elle aime le lac, comme une mouette, et elle est heureuse et libre, comme une mouette. Mais un homme arrive par hasard et, quand il la voit, par désœuvrement la fait périr. Comme cette mouette. » Quel rivage ? Quelle perte ? Quelle mouette ? Actrice, et comédienne, Myriam Saduis révèle les rôles divers que nous pouvons, tous et toutes, jouer. Petit soldat courageux qui maintient une distance de sécurité à l’égard d’une aimante ennemie. Chercheuse affamée qui trouve, dans différents tiroirs, de quoi alimenter son insatiable curiosité. Adolescente rebelle qui renie et revit. Patiente impétueuse qui s’oppose et s’émancipe. Femme éplorée qui tourne et se retourne. Sa capacité de parler est à la mesure des silences qui lui ont été imposés et dans sa vie, et dans son je(u). C’est ainsi qu’elle plonge – et nous avec – dans des gouffres amers. Disparition. Décomposition. Il faut bien inventer sa vie. Sinon que faire ? C’est – pour le public aussi - un grand ravissement. Lacan l’avait bien vu : « Ravisseuse est bien aussi l’image que va nous imposer cette figure de blessée, exilée des choses, qu’on n’ose pas toucher, mais qui vous fait sa proie. » Bouche cousue ou bouche ouverte ? A l’ouverture l’aventure, la fougue qui, de la scène à la salle, fait passer la brûlante électricité.


Pas de deux, pas de trois. Final Cut distille la sobre ivresse d’une compréhension rétrospective. Parce qu’elle met – tragiquement - l’amour et la mort en perspective et lance – comiquement – les lassos d’une docte ignorance sur les embrouilles de l’existence, elle dissipe, réellement parce que scéniquement, les écrans de fumée. Tu veux regarder ? Ça me regarde… Et bien, vois donc ça ! Bel exploit : nous sommes tous et toutes désarmé(e)s et conquis(e)s. Cut !

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[1] Seloua Luste Boulbina,
philosophe spécialiste des études post-coloniales, chercheuse à l’Université Paris-Diderot, a publié de nombreux ouvrages dont L’Afrique et ses fantômes (2015). Dernier ouvrage paru (septembre 2018) : Les miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (art, littérature, philosophie) aux Presses du Réel.



AMOR MUNDI

REPRISES en avril et mai 2018 :
Théâtre de Namur [voir les dates] [Website]
Maison de la Culture deTournai [voir les dates] [Website]
Théâtre des Martyrs, Bruxelles [voir les dates] [Website]
AMOR MUNDI (d'après Hannah Arendt)

Conception et mise en scène : Myriam Saduis
Texte de Myriam Saduis et Valérie Battaglia | [>Distribution et crédits]

Myriam Saduis s’entoure d’une exceptionnelle bande d’acteurs et affronte, à travers la figure d’Hannah Arendt, la question de « l’héroïsme intellectuel ». Dans une atmosphère onirique, baignée de murmures, de nuit et de vent, on voit la pensée au travail comme une intuition perforante, traversant les cauchemars et la mélancolie.



«  Au fond, il y a dans Amor mundi quelque chose de plutôt chamanique. [...] Une opération magique contre la mort. [...]
Sensibles, sensuels, rigoureux, ils nous offrent le mystère et la grâce. 
»
Armelle Heliot, Le Figaro, 16 avril 2015

« [...] une maîtrise instinctive de ce qui nous touche en profondeur, entre rêve et réalité, joie de l’instant et nostalgie souterraine. »
Christian Jade, RTBF, 14 septembre 2015

©Matthieu Delcourt
Parce que l'histoire du monde les a confrontés à des questions jusqu'ici inouïes, Hannah Arendt, son mari Heinrich Blücher et leur «tribu» — Hans et Lore Jonas, Mary McCarthy, Robert Gilbert ... — en exil en Etats-Unis, s’efforcent de «penser sans garde-fou».

Quand tout se délite, vient la question : qu’est-ce que penser ? Et d’abord, y faut-il du génie ?

Dans cette méditation tempétueuse où la conférence le dispute au rêve éveillé, où surgissent les morts pour tenir la réplique aux vivants, où même les anges s'en mêlent, se profile une réponse inattendue : oui, le génie de l’amitié. Le génie de la nuit et de son espace, de la turbulente tribu des amis, de l’infini tissage des histoires et des questions, qui tient le chagrin en échec.

A travers cette partition chorale, on «philosophe» d’une manière inédite, physique et onirique. Ceci n’est pas un biopic, un cours, un séminaire — c’est plutôt l’envers du décor. Il est minuit. Le vent souffle. « Nous sommes tombés dans un trou », dit Hannah à son mari. Il va s’agir de se faire la courte échelle jusqu’au matin : «penser».


© Serge Gutwirth (1),   | Jean-Claude Encalado (2) | Matthieu Delcourt (3) | Florence Marchand ( 4)

DISTRIBUTION ET CREDITS
[Amor Mundi]

©Serge Gutwirth

Avec : 


Laurie Degand
Soufian El Boubsi
Mathilde Lefèvre
Aline Mahaux
Ariane Rousseau
Emmanuel Texeraud
Pierre Verplancken
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Dramaturgie : Valérie Battaglia
Scénographie et costumes : Anne Buguet
Lumière : Caspar Langhoff
Bande-son : Jean-Luc Plouvier
Assistant à la mise en scène : Jean-Baptiste Delcourt
Assistant mouvement : Vincent Dunoyer 
Assistant à la scénographie : Jean-Christophe Auroy
Régie son : Charles Fauville
Assistantes costumières : Leila Boukhalfa et Ana Lopez
Construction du décor : Eugénie Obolensky
Coiffure et maquillage : Florence Thonet

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DIFFUSION : Sabine Dacalor | >email | >site web
Photos de plateau : Serge Gutwirth
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Une production de :
Compagnie Défilé, Théâtre 95, Théâtre Océan Nord
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles —Service
du Théâtre/Le Centre des Arts Scéniques
Avec le soutien de La Maison de la Culture de Tournai
et de LaMétive, résidence d'écriture et de La Charteuse, Centre national des écritures du spectacle
(Bourse Comité Mixte FWB / La Chartreuse)

    
Saduis, Battaglia

Buguet, Langhoff

    
 Lefèvre, Texeraud

    
Mahaux, Verplancken

 
El Boubsi, Rousseau 


Degand, Delcourt

 
Plouvier, Dunoyer

 
Fauville, Auroy

Dacalor, You-Know-Who